Camille Azoulai, co-fondatrice de Funky Veggie

Camille a une énergie particulièrement débordante. Je suis admirative de ce qu’elle a réussi à construire et les valeurs qu’elle véhicule. En apprenant à la connaître, j’ai découvert qu’elle avait une approche du bien-être également très holistique et des références super intéressantes ! Je l’ai donc rencontré chez elle dans son bel appartement parisien pour la questionner sur son parcours mais également plus en détails sur sa démarche et ses outils du quotidien !

Bonne lecture,

x Louise

Parcours


Quel est ton parcours jusque-là et comment s'est initiée ton aventure dans la food et l’entrepreneuriat ?

 Ça s’est fait sans que ce soit vraiment calculé ! Après près de 2 ans en Chine, je suis rentrée à Paris pour un stage et poursuivre mes études. Ça s’est révélé un moment peu glorieux pour moi : retour très conflictuel chez mes parents, rupture inattendue, stage dénué de sens et beaucoup de solitude. Alors j’ai coupé tous mes longs cheveux et je me suis tournée vers l’alimentation comme médecine. J’avais vraiment découvert cet aspect quand j’étais en Chine, et j’avais compris que les aliments pouvaient être à la fois gourmands et de vrais médicaments. C’est également là-bas que j’avais réalisé l’impact fort de notre mode d’alimentation sur l’environnement : c’est ce qui m’avait poussé à passer à une alimentation végétale.

Funky Veggie est né de l’envie de partager une alimentation à la fois gourmande, et qui a un impact positif sur la santé et l’environnement. Je pense qu’on doit tous tendre vers une alimentation de plus en plus végétale, mais je ne crois pas que cela peut être fait si on a l’impression de sacrifier quelque chose, dans la souffrance. On a donc créé Funky Veggie pour accompagner les gens vers une alimentation plus végétale et naturelle, mais à travers le PLAISIR avant tout. J’ai rencontré Adrien à un startup weekend, il m’a aidé au début sur le business plan, et puis finalement il s’est laissé embarquer ! Il avait bientôt 30 ans, moi 22 : il a quitté son job et on a lancé ça alors que je finissais à peine ma 1e année de master !

As-tu toujours voulu être indépendante ?

Oui mais je ne l’avais pas vraiment réalisé ! J’ai toujours été une petite fille un peu trop modèle, qui voulait cocher toutes les cases. Ce n’est qu’en stage que j’ai réalisé que faire comme tous les autres ne m’irait pas du tout.

J’ai un côté un peu louve : j’aime beaucoup être seule, et j’aime aussi pouvoir retrouver ensuite ma tribu (la Funky Team !)

  

Peux-tu nous donner une idée de ton rôle aujourd’hui chez Funky Veggie et de ton quotidien ? 

Je suis en charge des parties créatives et communication principalement. Je gère le compte Insta et le quotidien de la communication en binôme avec Noémie. Je suis aussi celle qui est le plus tournée vers l’extérieur : je rencontre beaucoup de gens, je lis énormément, je me nourris de personnes et d’inspirations différentes pour revenir et donner la vision et le cap des prochains produits Funky Veggie. Je butine un peu partout pour trouver l’inspiration !

On est très complémentaires avec Adrien : lui est beaucoup plus terre-à-terre et il s’assure que tout roule au quotidien (un boulot gigantesque !!), tandis que je donne plutôt l’impulsion pour atteindre une certaine vision.

Peux-tu nous parler des valeurs que tu souhaites véhiculer à travers Funky Veggie ?

Le plus important, c’est la valeur qu’on accorde au fait de (se) faire plaisir. Chez Funky Veggie, on considère que le plaisir et la gourmandise sont le premier déclencheur de changement. Notre conviction : il suffit de (se) faire plaisir pour faire du bien (autant à soi qu’aux autres et à l’environnement).

Il y a aussi l’importance du naturel et de la spontanéité : si c’est compliqué, c’est qu’un truc cloche. On s’attache par exemple à avoir des listes d’ingrédients courtes, que les gens peuvent comprendre, avec uniquement des aliments qu’ils pourraient avoir dans leurs placards.

Enfin, on fait tout ça de la manière la plus humaine possible : on parle comme on parlerait à des potes, simplement, sans hésiter à être décalés.  


Quels sont les univers qui t'inspirent ?

Green Kitchen Stories est un peu mon modèle de famille et de vies idéales : j’aime leur spontanéité, l’équilibre entre healthy et convivial, leur philosophie. (Et je rêve d’avoir des enfants comme eux !)

Je me nourris aussi de tous les univers qui permettent d’intégrer la méditation et plus de conscience à nos quotidiens : par exemple j’apprécie beaucoup le travail de Kait Hurley (et son appli « move and meditate »). La puissance des rituels me touche aussi de plus en plus : je m’en approprie, tirés de comptes comme @moonrisejournal ou celui de Camille Sfez.

Récemment, je me suis beaucoup intéressée au féminin sacré et petit à petit intégrée à une communauté de femmes. Pour ça je fais des cercles de femmes, je me reconnecte à une énergie profonde à travers le Kundalini.

Bref, il y a tant de choses ! Je fonctionne par phases : je me nourris intensément d’un sujet pendant plusieurs semaines, ensuite j’ai l’impression d’avoir absorbé ce que je cherchais et j’intègre cela d’une manière ou d’une autre à mon quotidien. Et très vite, un nouveau sujet va me passionner ! C’est cyclique : des mois plus tard, je vais me passionner à nouveau pour un sujet que j’avais creusé auparavant.

 


As-tu toujours été très créative ?

Oui ! Mais je ne le savais pas. Ma manière d’être créative, c’est de mettre en lien plein de choses qui n’ont pas de lien à première vue. C’est un grand mix ! J’ai donc souvent l’impression de reprendre des choses existantes plutôt que d’inventer vraiment.


Qui a eu un impact sur ta manière de cuisiner aujourd’hui ?

Ma vision de l’alimentation a été beaucoup influencée par ma nounou, Zhora, qui m’a élevée et nourrie avec beaucoup, beaucoup d’amour. Et aussi par mes grands parents : j’ai des souvenirs d’apéro (non alcoolisés bien sûr !...) quand on était tout petits avec mon grand-père, qui étaient une vraie fête quotidienne.

Sur la manière de cuisiner, je me suis beaucoup émancipée de la tradition juive séfarade dont je suis issue (j’ai surtout appris via des livres et mes propres expériences), mais j’ai toujours en moi l’aspect festif de la nourriture, comme quelque chose qui nous rassemble et nous réjouit.

La grande tradition des Shabbats y a quelque chose à voir, c’est sûr !  

 


3 cantines/ cafés où tu aimes te rendre à Paris ? 

- Café Oberkampf, et notamment le petit banc bleu à l’extérieur où je peux me poser au soleil, un latte glacé à mes côtés.

- Miznon, celui sur les quais (10e) : j’ai une passion pour le tahini, les légumes grillés et l’ambiance à la bonne franquette, c’est tout gagné.

- Echo Deli, pour leur Crispy Rice Bowl !

 


As-tu un petit déjeuner de prédilection ?


 

Je ne petit-déjeune pas tous les jours ! Ça dépend de ma faim, et 1 jour sur 2 environ je fais du jeûne intermittent : j’essaie de ne pas manger de la veille au soir au déjeuner, pour aider le système hormonal et endocrinien, notamment parce que j’ai une maladie auto-immune de la thyroïde. À la limite je prends des noix du Brésil en fin de matinée !

Quand j’ai faim et que j’ai le temps, mon grand kiff est une tranche de pain aux graines (sans amandes) Maison Louno + un peu de beurre d’amandes (celui de Eat the Ground est mon préféré) et un oeuf poché avec de la dukkah. C’est la vie !

 


Retrouvez Camille et les boules sur Funky Veggie et @funkyveggie, retrouvez Camille en perso au quotidien sur @camilleazou

Camille a été photographiée chez elle à Paris par Louise Skadhauge

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