Pauline Hagège, illustratrice et soon-to-be tatoueuse

Pauline et moi on s'est rencontré il y a 8 ans en cours, à parler dessin et peinture. Pauline est super créative, aspirait comme moi à une vie "en quête perpétuelle d'esthétisme" et au fil de l'eau une amitié s'est construite. Aujourd'hui Pauline a quitté la vie d'entreprise et le dessin s'est rapidement révélé être sa voie. Le tatoo a très vite suivi :) Je vous laisse découvrir notre échange plus en détails et vous invite également à faire un tour pour voir ses dessins @paulinehagege

Comment vis-tu aujourd'hui la vie d'indépendante et comment t’organises-tu ?

Je suis beaucoup plus épanouie, et bien que stressée (je ne gagne pas encore ma vie et je ne la gagnerai probablement jamais aussi bien qu’avant) je suis sure de moi concernant ma reconversion, peu importe le temps que ça prendra.

Concernant l’organisation, ayant naturellement tendance à procrastiner, je dois être vigilante et m’imposer une certaine discipline. Je fonctionne par « phases » ; lorsque je suis motivée je surfe sur la vague et quand je le suis moins je m’efforce de travailler plusieurs heures par jour. Après un an à travailler en indépendante, la solitude s’est faite ressentir et j’ai pris un bureau dans un coworking pour dessiner. Cela me donne un rythme « normal » (j’ai plutôt tendance à travailler le soir naturellement) tout en me permettant de conserver une vie sociale qui est nécessaire pour mon moral. J’ai hâte d’aller au bureau tous les jours !

Comment fais-tu pour déconnecter après une journée de travail / le weekend ?

J’aime prendre le temps de me poser chez moi pour décompresser, même si je dois ressortir ensuite. Mon appartement est mon sanctuaire, j’y recharge mes batteries. Le week-end est souvent consacré à la vie sociale, j’en ai aussi besoin !

Mental

En périodes difficiles, quels sont tes remèdes pour gérer ton stress ?

J’ai deux remèdes que j’utilise simultanément : je rationalise et dédramatise, notamment en élaborant un « scénario du pire » qui ne soit pas si terrible ; et je me change les idées, en m’évadant dans de jolies rêveries, en voyant mes amis ou en allant marcher.

J’ajouterais un troisième remède, le détachement : j’accepte qu’il y ait des périodes de creux, que cela fasse aussi partie de la vie, et je m’arme de patience en attendant que ma chimie intérieure se remette en ordre. 

As-tu des mantras que tu répètes régulièrement, qui te renforcent et t'aident à garder le cap ?

Je ne suis pas du tout « mantras », mais j’essaye de me souvenir de périodes difficiles que j’ai surmontées, ça m’aide à garder confiance. J’essaye d’être « stoïcienne », de lâcher prise sur ce qui ne dépend pas de moi et me concentrer sur ce sur quoi j’ai prise.

Retrouvez le travail de Pauline sur son compte Instagram @paulinehagege

Photographies par Louise Skadhauge

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